On aurait aimé que, fraîchement rentrés du Mexique, les gens nous demande « alors c’était beau ? » plutôt que « Ha mais ce n’était pas trop dangereux ? ». D’ici, de France, on peut entendre beaucoup de choses sur le Mexique.

C’est sûr que l’on a bien fait de lire notre guide papier dans l’avion du retour car on ne serait peut-être pas partis : « Après la Syrie, la guerre entre, et contre, les cartels au Mexique est la plus meurtrière au monde ». Il faut également faire abstraction du fait que le Mexique est sûrement l’un des pays les plus corrompus de la planète. Mais on va vous montrer qu’il est toutà fait possible de voyager en toute sécurité au Mexique.

 

Etats à éviter

Etats à éviter

C’est un tableau très noir mais le Mexique est un grand pays et si certains états sont apparemment très dangereux, d’autres comme le Yucatan, le Quitana Roo et le Campeche, les trois états de la péninsule du Yucatan, ne le sont pas.  

Sur le site du ministère et dans les blogs, on peut lire que les états où il ne faut pas se rendre sont : Tamaulipas, Guerrero, Michoacan, Sinaloa, Veracruz et d’une manière générale, les états frontaliers avec les USA ainsi que Tijuana, Monterrey, Ciudad Juarez et certains quartiers de Mexico en ce qui concerne les villes.  

 

Conduites à tenir

Comme partout finalement, il faut respecter quelques règles : ne pas se balader seul, encore moins la nuit ne pas laisser à la vue de tous des choses qui pourraient attirer l’œil comme gros appareils photo et téléphones et préférez les bus de jour.

 

Conduire la nuit

On avait entendu et lu plusieurs fois qu’il ne fallait pas conduire la nuit mais en arrivant à 19h au mois d’octobre (coucher du soleil à 18h) nous avons tout de même roulé de nuit entre Cancun et Chiquilà puis une deuxième fois entre Cancun et Tulum. Vers Chiquilà, la route n’est pas en très bon état, et il faut faire attention aux nombreux chiens errants à l’arrivée en ville mais nous n’avons pas eu de problème.

 

Pompe à essence

Nous avions beaucoup lu sur l’arnaque à la pompe à essence du billet de 200 qui se transforme en 20. Pour l’éviter il suffit de payer par carte ou de bien énoncer à voix haute le chiffre « doscientos » (lire « dosse si N tos »). Mais sachez que le gouvernement à mis en place des applications ou l’on peut donner son avis sur chaque pompiste et les pancartes disposées à chaque pompe doivent le rappeler au pompiste lui-même car nous n’avons eu aucun problème. N’oubliez pas de laisser le pourboire, un expatrié nous a conseillé 10 pesos.

 

Corruption Policière

Entre Tulum et Baccalar, précisément à Felipe Carillo Puerto, oui oui comme le nom du seul militaire non corrompu dans Narcos, nous nous sommes faits arnaqués par des policiers, quel comble.

Deux policiers à moto nous arrêtent à la sortie de la ville. En France, ça ne fait pas super plaisir, mais au Mexique c’est encore pire … « Vous rouliez à 40, c’est limité à 30 ». Soit c’est possible mais pas de radar apparemment. On s’excuse, et le policier qui nous parlait se retourne vers son acolyte et lui demande : « combien ? » puis se retourne vers nous « Soit, vous payez demain au poste 2000 pesos (100€) soit vous payez maintenant 1000 pesos ». Dans la voiture, on se pose 1000 questions, c’est plutôt stressant, au milieu de la route, les voitures nous dépassent et ces policiers essayent manifestement de nous arnaquer.

On aurait dû répondre « on paiera demain au poste », nous n’y serions pas allés et l’amende aurait, peut-être, été envoyée au loueur, nous aurions vraisemblablement payé une amende au bon tarif et puis c’est tout. Mais nous avons eu peur qu’ils gardent notre permis, qu’ils appellent leurs collègues de toutes les bourgades suivantes … bref, on a payé l’amende.

Comme on payait tout de suite, on a eu une ristourne de 50% donc nous avons payé 1000 pesos en liquide. Le policer a tout notifié sur son carnet. Et nous lui avons ensuite demandé le deuxième feuillet qu’il n’a pas voulu nous donner car « il y a mon numéro de matricule dessus » Haha mais oui c’est pour ça qu’on le veut ! On en pouvait plus alors on a laissé tomber et repris la route. Certes ça ne fait que 50€, nous étions 4, c’est dérisoire mais c’est d’avoir participé à ce système de corruption qui nous a énervé, et également le fait de ne pas savoir que faire si ça se reproduisait 10km plus loin.

Alors, on a posé des questions et fouillé partout et voici quelques conseils si ça vous arrive :

  1. Imprimer une copie du permis et de la carte d’identité, pour donner les copies car une fois qu’ils ont vos papiers c’est terminé vous allez forcément payer. S’ils demandent : vous les avez laissés à l’hôtel dans le coffre-fort.
  2. Dites que vous payerez plus tard (les amendes se paient au poste, ils n’ont pas le droit de percevoir de l’argent) et ils vous laisseront repartir.
  3. S’ils traînent : appelez l’agence de location, ou demandez leurs numéros d’immatriculation, ils devraient lâcher l’affaire.  
  4. Et en dernier recours : gardez un portefeuille avec seulement 200 pesos, le sortir et dire que vous n’avez que ça. Ils s’en contenteront.

 

 

 

C’est le premier article sur notre découverte du Yucatan. Nous avons beaucoup aimé et nous ne nous sommes jamais sentis en danger alors ça ne doit pas être un frein à votre envie d’y aller !